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Chronique
NAS dans un Montreal state of mind

Nas

Par K Spécial

Avant de commencer, je tiens à préciser que j’ai toujours était un fan de Jay-Z. Malgré le fait que j’aimais bien Nas en tant qu’artiste, quand Jay-Z a déclaré la guerre à Nas au Summer Jam de 2001 en disant « Ask Nas, he don’t want with Hov » une séparation s’est faite où j’ai arrêté de voir Nas de la même façon. À ce moment là, si quelqu’un m’avait dit que six ans plus tard je serais au Métropolis pour voir Nas en concert, j’aurais ris en envoyant le signe du ROC dans sa face.

Fast forward au 16 avril 2007. Les temps ont définitivement changé. Nas est maintenant signé à Def Jam qui est présidé par nul autre que S. Carter lui-même. Pendant un moment aussi bref soit-il, j’ai cru que l’album de Nas était meilleur que celui de Jay-Z. Mais assez parlé de Jay… HIP HOP is dead et je me suis présenté au Métropolis pour assister à la cérémonie. Les portes se sont ouvertes à 18h30. Le show était censé débuter à 20h. Nous nous sommes présentés au spectacle à 20h30 (You know how we do!!!). Je dois admettre que les Deejays ont fait une bonne job pour garder le crowd sur les pieds, mais à 10h le monde commençait à s’impatienter. Environ vers 10 h et quart, Nas fait son entrée sur scène et le crowd complet est parti en transe. Assisté par son Deejay/producer L.E.S., Nas débuta sa performance sur le son à la fois sombre et vibrant de Money over bullshit de son dernière album suivi par le premier single Hip Hop is dead. Si je me fis à la réaction du crowd à ce moment, si le Hip Hop est mort, il est sorti de son cercueil à cet instant pour rock avec le crowd. Le tempo s’est quelque peu ralenti alors qu’il faisait un survol de quelques tracks de son dernier l’album. Ensuite, Nas décida de retourner dans le passé en performant quelques chansons de son classique album illmatic. C’est à ce moment précis que j’ai réalisé que je n’étais pas un fan de Nas car pendant que le reste de la foule devenait folle au premier son de chaque track… je restais là… perplexe à me demander qu’elle pièce blastait des speaker… et plus il reculait dans ses archives, plus j’étais perplexe, mais ça ne m’a tout de même pas empêché d’enjoy la prestation. Après environ 1heure et demi de performance, Nas décida de finir son set en force avec deux de ses chansons les plus venimeuses Made you look et le début de Either (Nas a promis de ne plus performer cette chanson dans ses spectacles). Le show ne s’est pourtant pas terminé sans controverse. Pour conclure, Nas avait quelques mots de choix pour ses plus fervents adversaires « 50 cent, Dipset is soft! »

Pour conclure, je dois avouer que si j’étais un grand fan de Nas, j’aurais apprécié davantage le spectacle. Cependant, pour quelqu’un qui était venu pour entendre son dernier album, j’étais un peu déçu car il y a plusieurs tracks qu’il n’a pas touché et que j’aurais aimé voir live. Ceux qu’il a touchés ont plutôt été effleurés, préférant se concentrer davantage sur ses classiques, comme One Mic et NY state of mind. Je dois pourtant admettre que pour la mise en scène (exposition funéraire complète avec les couronnes et le cercueil) de la prestation, Nas était ON POINT. Mais tout n’était pas perdu pour moi, car son retour sur ses classiques m’a définitivement donné le goût d’aller revisiter les albums de Nas que je ne semble pas avoir apprécié à leur juste valeur (pour les même raisons que j’ai mentionné plus tôt…It’s the ROC!!!). Pour finir, tant qu’il y aura des artistes comme Nas et Jay-Z le hip hop n’est pas mort, il est plutôt sur respirateur artificiel, mais hier, au Métropolis, le hip hop était en pleine forme.



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