"M-I-A M-I-A..." C'est ce que des milliers de fans chantaient à haute voix hier soir au Metropolis de Montréal. Hollyfuck un group lo-fi qui créé sa musique en utilisant des instruments électroniques en plus d'un clavier pour enfant et d'une séquence de films de 35 mm, a su garder les gens de la foule sur leurs pieds pendant que la jeune chanteuse britannique se préparait à en donner plein les oreilles à ses fans. Hé oui, cela a été un grand succès haut la main pour M.I.A. aka la talentueuse Maya Arulpragasam. Accompagnée d'un DJ, d'une chanteuse et d'un danseur, M.I.A. a éclaté sur scène avec son habit coloré, sa musique diversifiée, ses danses jamaïquaines et ses paroles politiquement controversées. C'est ce qui fait d'elle la jeune chanteuse provocatrice qu'elle est.
Venant d'une famille dont le père est fondateur d'un groupe révolutionnaire au Sri Lanka, Maya devint réfugiée en Angleterre où elle commença à s'intéresser et à utiliser la musique pour donner une voix à ceux qui n'en ont pas comme les habitants de son pays. Dans une de ses chansons, elle s'exprime en disant: "When you go Rwanda Congo, take me on ya genocide tour, take me on a truck to Darfur, take me where you would go". C'est durant cette chanson (Jimmy) qu'elle a invité une trentaine de filles à la joindre sur scène pour l'accompagner à danser. Par la suite, une trentaine de gars se sont retrouvés sur scène pour l'aider à interpréter un des ses fameux hits "Boyz". "Qui a gagné? les gars où les filles?" cria M.I.A. "Je pense que c'est bien les filles, car nous sommes dans un monde de filles!"
Elle conclue le spectacle avec un de ses plus grands succès "paper planes" qui incité ses fans à vouloir en entendre davantage. Après ce spectacle, personne n'est surpris que Rolling Stone ait nommé le deuxième cd de M.I.A. intitulé "Kala", l'album de l'année en 2007. Ce n'est qu'un début pour la jeune artiste qui n'arrêtera pas de nous surprendre avec son style différent et révolutionnaire.